Lundi 16 octobre

on rentre  chez soi

la langue des glaciers brûle
encore
les aiguilles bleues des
yeux
le feu des mélèzes l’ocre gris des
parois qui se plissent s’effritent jusqu’au
torrent
dans le bas

est-ce qu’on revient jamais des
paysages des
sentiments et cet
automne fou des
arbres  est-ce qu’on
revient

ici / chez soi / on entre dans
la forêt avec un
jeune sanglier on est
précipité dans
l’instant
on passe avec la bête et le
silence
entier

le soir on dîne sous un
cerisier éteint avec quelques
étoiles

on aperçoit     parfois
ce qu’on aurait pu
dire

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