Dimanche 8 octobre

voilà c’est comme ça deux jours dans le bureau parce qu’on
est enseveli
les livres les papiers les objets toutes parts le monde
entier
on décide on désherbe comme disent les spécialistes qui jamais n’ont touché à
la débroussailleuse au
vacarme  donc
on désherbe
on remplit des cartons de livres
vieux on 
décide les trois qui surnagent d’Hermann Hesse ou de Camus il faut faire du
vide et
pourquoi garder Musil on ne sait pas ni
l'élève Törless mais trop de
sentiments
encore
on va vers le contemporain vers ce qui est
et pas sûr que cela vaille
mieux
mais  comment  faire
on désencombre la mémoire on
prépare 
l’oubli
deux jours et onze étagères
dégagées
il reste vingt huit plus les dictionnaires et puis
tous ces cahiers
des envies de lumière  neuve
des pages blanches
des carnets vierges 
des îlots inhabités 
encore
demain faire le sac reprendre
le voyage
cette fois l’Italie des montagnes aller vers on ne sait pas qui pour des
ateliers que chacun-e écrive 
quelque chose qui
vaille
pour lui
pour l’autre pour
le jour qui se lève le jour
nouveau
et voir
la nuit
tomber

Écrire commentaire

Commentaires : 1
  • #1

    MG (samedi, 11 novembre 2017 14:39)

    oui, comme éloigner ces sommes de découvertes de passions qu'on ne regarde plus ... ces présences ...
    après la douleur du choix - si brutal encore - la légèreté d'autres attentes ...